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TAFIDIS , la coopérative qui promeut l’artisanat et l’agriculture des nomades Touareg

Bonjour , Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ? Bonjour, à vous ! Je m’appelle Kaïgé-Jean Bale Simoës de Fonseca, j’ai 27 ans et suis née en Italie, à Rimini, d’une famille très métissée, entre la

Bonjour , Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, à vous ! Je m’appelle Kaïgé-Jean Bale Simoës de Fonseca, j’ai 27 ans et suis née en Italie, à Rimini, d’une famille très métissée, entre la RDC, le Sénégal, l’Inde, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal. 

Et à part cela, je suis une personne qui se nourrit de la positivité de la vie, j’essaye de garder un regard émerveillé sur la beauté de tout ce qui existe. Je pense que c’est ce qui me définit le mieux.

Je suis intermittente du spectacle : danseuse, pianiste, auteur/ compositeur tout en exerçant la profession d’attachée de presse et de journaliste.

Le journalisme a été une réponse à beaucoup d’interrogations, car je suis une femme très curieuse et comme vous vous en doutez, hyper active. J’ai besoin d’en savoir toujours plus et de rencontrer des gens, de découvrir ce qui m’entoure. Je trouve qu’il y a tant de belles personnes, d’histoires, ou de lieux à mettre en avant.Finalement le seul métier dans lequel je me suis sentie complète a été la presse.

J’ai aussi accompagné des artistes ou entrepreneurs tels que : Lidiop, Jamie Sanchez, Exocé Kasongo avec la production JoliRouge lors du film Lamuka, Lockstyle (une marque de vêtements streetwear premium), les fashions week en tant qu’attachée de presse VIP, comme pour Tony Ward en 2018,et les défilés organisés par la Chambre de la mode Indonésienne ( 2018/2019), et  bien d’autres.

Actuellement je rejoins l’équipe Raw Real Talk et le magazine Voici in Passerella. J’ai aussi ouvert mon entreprise de journalisme et attachée de presse LunaBlu, il y a quelques semaines.

Comment est venu l’idée de créer cette coopérative ? 

Je ne suis pas la fondatrice de la coopérative TAFIDIS, mais la Marraine. Le chef des nomades Inadan, du Niger, Gano Kabichan, l’a créée en 1996, afin de rassembler les artisans et de promouvoir leur savoir-faire en voyageant et en vendant leurs produits lors de différentes manifestations. Ainsi, cela lui permet de nourrir le village, de faire des provisions, de pouvoirs à tous leurs besoins de manière saisonnière.

Comment réussissez-vous à rentrer en contact avec les nomades ? Y’en a-t-il beaucoup ? 

Je corresponds régulièrement avec le fils du chef par whatsapp, Aghali Kabichan. Il me transfère des photos et des vidéos de leur vie quotidienne et m’explique leurs coutumes. Nous discutons de l’évolution des évènements, des sujets à aborder lors des Lives Instagram le dimanche.  On souhaite lever le voile sur cette culture qui reste encore assez mystérieuse. Ce n’est pas toujours facile, car un téléphone ne suffit jamais pour comprendre l’ampleur de tous les besoins. J’espère que nous passerons bientôt su wifi au vécu sur place. Je pourrais alors, vous en dire encore plus ! Leur village comprend à peu près 215 personnes.

Pourquoi avoir choisi l’artisanat et l’agriculture et pas un autre secteur ?

Les Inadan, sont des artisans par essence. Ils construisent des outils, pourvoient au matériel nécessaire à la construction aussi des maisons, au-delà des habillements, des bijoux, des accessoires. Il se transmettent ce savoir-faire de génération en génération.  Dès le plus jeune âge, ils sont aux côtés des « anciens » : des polisseurs, des tailleurs, des tisseuses, et ils apprennent les différentes techniques.

 Ensuite, l’agriculture est un besoin vital. Malheureusement n’est pas une activité régulière de nos jours à cause du manque de puits.  C’est quelque chose pour lequel je souhaite me mobiliser particulièrement, pour qu’ils aient une indépendance alimentaire et générer aussi un bénéfice fiable.

Pouvez- vous nous présenter ce que proposent à la vente ces nomades ?

Ils proposent des parures, des accessoires, des épées, des sacs, des vêtements. Vous auriez bientôt les détails en image sur le site de vente en ligne. En attendant vous avez des modèles disponibles sur la page Instagram @tafidis .

Où sont achetés les tissus qui servent à fabriquer les vêtements ? et qu’en est-il des matériaux utilisés pour fabriquer les bijoux ? 

Les tissus sont fabriqués de manière artisanale par les tisseuses et les tapeurs de cuire ou du coton et du Iblalane. Parfois ils ont des tissus d’Algérie, du Nigéria, de Lybie. Ensuite, les utilisent du bois d’ébène, des branches, du liège des pierres précieuses, de l’argent.

Parlez-nous des besoins de ces nomades ? Arrivent-ils à vendre leurs produits sur place ? 

Leurs besoins vitaux sont bien évidemment les réserves d’eau et de nourriture. Cela reste une priorité. Les Inadan vendent un peu leurs produits sur place, mais plus particulièrement à l’étranger. C’est pour cette raison que leur situation est précaire, à la suite de la crise sanitaire.  Nous devons envisager d’autres moyens de vente.

Comment est-il possible de vous aider ? 

Nous ne refusons aucune aide. Je démarre cette aventure à leurs côtés, pour améliorer leur quotidien et surtout préserver aussi leur culture.  Nous cherchons actuellement à développer un site, pour vendre leurs articles en ligne, tout comme des photographes ou vidéastes à Agadez pour créer du contenu et alimenter les réseaux. Comme je le disais, la construction de puits est aussi un but crucial pour les aider.

Des donations peuvent aussi être possibles, il suffit d’envoyer un mail à tafidistouareg@gmail.com et vous recevrez un RIB. Toutes les démarches accomplies grâce aux dons sont transférées sur les réseaux, nous tenons à avoir une transparence envers le public et les généreux donateurs.

Les Amazigh sont une source inévitable de notre richesse africaine, donc nous sommes aussi ouverts à tous ceux qui sont engagés dans « l’héritage culturel », et qui organisent des évènements de mémoire, de promotion, ou de sensibilisation.

Que signifie TAFIDIS ? 

Ah, On aurait dû le dire en premier ! TAFIDIS, est le nom du marteau traditionnel utilisé par les nomades Inadan. Ce sont de grands travailleurs, leur marteau est un pilier de leur identité.

La Rédaction

redaction@afrocadre.com

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