L’art de la conversation : une compétence indispensable

Une conversation enrichissante est une conversation qui respecte l’équilibre entre parler et écouter, et depuis la vulgarisation de la technologie, nous avons perdu cet équilibre. En effet, la techno-dépendance peut affecter votre capacité à vous sentir à l’aise dans une conversation, préférant privilégier l’envoi d’un chat, sms ou e-mail. 

Seulement, aujourd’hui, savoir tenir une conversation cohérente avec confiance est une compétence indispensable, aussi bien sûr le plan personnel que sur le plan professionnel. 

Mon métier repose sur l’art de la conversation, d’une part je parle, je simplifie et partage des informations complexes à des leaders, des collaborateurs, des directeurs exécutifs lorsque j’anime des ateliers et d’autre part j’écoute au-delà des mots et des non-dits de mes clients durant nos séances de coaching, cela me permet au quotidien de muscler mon intelligence sociale et émotionnelle. 

Aussi, cet article vous présentera dix principes de bases à considérer pour vous sentir plus à l’aise lors d’une conversation. 

Être présent ici et maintenant

Une conversation est un moment privilégié que vous partagez avec d’autres personnes, vivez-le pleinement ! Elle requiert l’attention de tous les participants et donc ici, pas de multitâches, à savoir envoyer un sms, ou penser à ce que vous allez préparer à dîner ce soir. 

Durant ce laps de temps votre curiosité, votre intérêt pour l’autre et tous vos sens sont sollicités. Ils vous permettent de percevoir, d’analyser et de comprendre les messages que vous envoie votre interlocuteur, qu’ils soient verbaux et/ou non verbaux. 

La qualité de votre présence contribue à mettre votre interlocuteur à l’aise, ce qui in fine l’aide à mieux se concentrer. 

Ne pas imposer son opinion


Chacune d’entre vous, s’exprime en fonction de son expérience de vie, aussi, il est indispensable lors d’une conversation de ne pas imposer votre opinion. Elle peut être exprimée avec élégance en laissant l’espace et la liberté à l’autre interlocuteur d’y adhérer ou non. 

Pratiquer ce principe ne signifie en aucun cas que vous êtes faible, bien au contraire, c’est une force qui vous permet de vous ouvrir, d’apprendre et d’apprécier la différence d’opinion. 


« Chaque personne est un expert en quelques choses »

Céleste Headlee.

Poser des questions ouvertes

Si vous désirez tenir une conversation enrichissante, alors posez des questions ouvertes pour approfondir les propos et les émotions de votre interlocuteur. Les questions ouvertes sont des questions qui commencent par : qui, que, quoi, quand, où, comment, pour quelles raisons (préférable à pourquoi).

Elles incitent votre interlocuteur à réfléchir et à vous apporter des informations plus précises, elles soulignent votre intérêt pour cet échange, ce qui met votre interlocuteur à l’aise et vous permet d’apprendre de nouvelles choses, d’où l’enrichissement ! Préférez utiliser « pour quelle raison » au lieu de « pourquoi », qui peut induire à une forme de jugement ou d’interrogatoire.

 Les idées préconçues et les questions fermées, « est-ce que tu es d’accord ? » ne favorisent pas le partage d’information ou d’idées. Elles limitent la conversation. 

Ne pas anticiper

Il peut arriver, lors d’une conversation, que vous soyez inquiète parce que vous n’êtes pas sûre de savoir quoi dire. En cherchant à anticiper votre réponse ou le propos de votre interlocuteur, vous n’êtes plus présente ! Vous êtes dans vos pensées et vous vous déconnectez de votre interlocuteur. Pour éviter cela, je vous conseille de vous laisser porter par le flot de l’échange, de le vivre pleinement ! 

Vous verrez, lorsque ce sera votre tour de parler, les idées se présenteront d’elles-mêmes et vous saurez parfaitement quoi dire ! 

Rester humble

Si vous ne savez pas, dites que vous ne savez pas ! Invitez votre interlocuteur à vous en apprendre plus et sentez-vous à l’aise avec ce principe, car personne ne connaît tout sur tout… 

Ne pas recentrer la conversation sur soi

Ce principe est encore plus précieux s’il s’agit d’une conversation sensible. Ne vous comparez jamais à votre interlocuteur. S’il parle d’un événement qui le touche profondément, ne vous comparez pas en rapportant les faits à ce que vous vivez. 

Vos propos vous semblent justes et pertinents parce que les situations semblent similaires, mais ce n’est pas le cas et cela ne le sera jamais, car vos expériences de vie sont différentes, même entre sœurs.

 Plus important encore, il ne s’agit pas de vous, il s’agit de votre interlocuteur, et donc vous n’avez rien à prouver. Pour finir, observer ce principe, met en avant votre délicatesse et votre finesse. 

Éviter de se répéter

Lorsque vous avez un message à faire passer, vous pouvez avoir tendance à le répéter inlassablement et cela, sans vous en rendre compte. Vous le faites au travail ou avec vos enfants. C’est très condescendant et c’est très ennuyeux. 

Être succinct

Ici, il s’agit d’être précise et d’aller à l’essentiel pour faciliter la compréhension de votre interlocuteur. Plus vous donnez de détails, plus il y a de risque. Gardez à l’esprit, que votre interlocuteur s’intéresse à vous et à ce que vous avez en commun. 

Écouter au-delà des mots

Stephen Covey le dit très bien : savoir écouter, c’est écouter avec la volonté de comprendre ce que l’autre a à dire plutôt d’écouter avec la volonté de répondre à l’autre. Beaucoup d’entre vous ont tendance à préférer parler. Parler leur procure un sentiment de contrôle : d’une part, ils n’ont pas à écouter des choses qui ne les intéressent pas, et d’autre part, ils sont au centre de l’attention. 

Respecter le principe d’égalité

Pour considérer votre interlocuteur sur un pied d’égalité, accordez-lui le même temps de parole que vous tout en respectant les limites de la cordialité et de la bienséance. 
Si vous prenez le temps de pratiquer jusqu’à maîtriser les principes ci-dessus, vous verrez que vos conversations seront beaucoup plaisantes et qualitatives. 

Pour conclure une petite pointe d’humour, « Une bonne conversation c’est comme une mini-jupe : assez courte pour retenir l’attention, et assez longue pour couvrir le sujet. »  -Céleste Headlee.

À propos de l'auteur /

Laissez un commentaire

Your email address will not be published.

Commencez à taper et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche