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“Mes enfants m’aident beaucoup dans mes activités”.Olivia de Souza

Apres un BTS tourisme et une école de commerce , Olivia De Souza se lance à la naissance de son deuxième enfants dans la cuisine.Elle nous raconte sa vie de cuisinière.

Pouvez-vous vous présenter à nos lectrices ?

 

Je m’appelle Olivia de Souza j’ai 45 ans je suis née et j’ai grandi en Côte d’Ivoire.A l’âge de 18ans je suis partie pour la ville de Tours en France où j’ai continué ma scolarité et eu mon baccalauréat.  Je suis mère de 4 enfants, ma dernière  a eu 2 ans le 2 juillet dernier .Depuis 2011, j’ai choisi de rentrer vivre au Togo mon pays d’origine.Pourquoi le Togo  ? parce que toute ma vie j’ai été étrangère partout où j’ai vécu et j’avais envie enfin d’être chez moi et de ne plus entendre les gens me demander  «D’où venez vous  ? »

Après un BTS tourisme et une école de commerce, je me suis lancée à la naissance de mon deuxième enfant dans la cuisine et depuis je m’y plais.

Pourquoi avez-vous choisi le domaine culinaire ?  

 

Cuisinière avant tout parce que j’aime les gens j’aime transmettre j’aime rendre heureux et rendre service, et mon métier de cuisinière me permet vraiment de poser ces actions envers ma clientèle.

Racontez-nous comment vous y êtes arrivé ?

 

Quand j’étais étudiante, j’utilisais mes frères et amis comme cobayes pour goûter mes plats qui attiraient beaucoup de personnes , environ 15/20 personnes autour d’un plat. Quand j’ai commencé à travailler, je ramenais une gamelle au travail tous les jours et mes collègues ne cessaient de me complimenter sur les odeurs. Ceux qui avaient la chance de goûter s’extasiaient. Les commandes ont commencé à affluer. Certains ont commencé à faire des commandes pour leurs évènements du week end. C’était le début de mon activité. Quelques années plus tard après avoir accouchée de mon 2eme fils, j’ai commencé à rencontrer des difficultés dans mon activité. Insatisfaits des restaurants Africains de la place , nombreuses sont les personnes qui venaient se plaindre chez moi de ce que l’Afrique n’étaient pas bien représenté , du manque de raffinement de la cuisine proposée (comparant souvent à mes plats) ,ainsi que du bruit qui gâchait l’ambiance.

Ces plaintes m’ont données l’idée d’élargir mes propositions de service et de professionnaliser mon business. Je débute une formation que je ne termine malheureusement pas car je n’arrivais pas à gérer en même temps , les commandes , ma vie de mère et le reste. Mais également parce que je me suis rendue compte que les propositions de formations de ce CAP , ne correspondaient pas à la typologie de la cuisine que je souhaitais proposer.

Désireuse de travailler rapidement, je décide ensuite d’ouvrir une table d’hôte du nom de « Les saveurs d’Olivia »  ,  qui est un succès dès le premier jour. L’avantage de ce métier est la mobilité : j’ai la possibilité de voyager, de rencontrer des gens , d’apprendre d’autres cultures et de me former.

Avez-vous été accompagnée à vos débuts ? Et si oui, par qui ? L’êtes-vous toujours ? Et si oui, par qui ? 

 

J’ai toujours beaucoup été soutenu par mes clients. Je leur raconte tout. Ils savent tout de moi et ressentent mes humeurs dans ma cuisine. Mes clients sont mes banquiers, mes coachs, et depuis quelques années j’ai rencontré l’homme de ma vie celui avec qui je suis en phase totale, c’est ma moitie la pièce du puzzle qui me manquait. Ile me soutient.

Parlez nous en quelques mots de votre entreprise.

 

Mon entreprise “L’atelier des sens” est une petite entreprise familiale que j’ai ré-ouverte à Lomé en 2012 .Je n’ai pas beaucoup d’employés je fais quasiment tout toute seule j’embauche des extras au besoin sinon je m’organise pour faire tout. Je faisais du catering uniquement et des prestation à domicile même à l’internationale et à partir du 15 JUILLET je ré-ouvre une table d’hôte suite à la demande de mes clients.

 

Durant les vacances mes enfants mes neveux et nièces m’aident dès qu’ils le peuvent. C’est pas évident pour eux car je suis très très exigeante mais bon ils aiment ce que je fais ils veulent m’aider,  à moi de mettre de l’eau dans mon vin…

Décrivez-nous une de vos journées

 

J’ai une commande, je fais mes courses toujours la veille ,  histoire d’être plus cool le jour de la  prestation parce que je m’enflamme vite (lol). Je fais mes mises en place , je cuisine,  je passe mes coups de fil pour préparer la commande suivante,  je passe beaucoup de temps au téléphone. L’atelier ayant lieu chez moi, je fais toujours un brin de ménage et je cuisine le repas de midi des enfants ou je commande à l’extérieur , histoire de ne pas stresser , de rester concentrée et de rester calée sur mon planning , et d’être à l’heure. Arrivée chez le client , je supervise le tout. Les serveurs s’occupent de servir , je passe en salle saluer et papoter avec ma clientèle.

 

Les jours où je ne travaille pas j’essaie de me reposer de ne pas sortir de mon lit. Quand je suis assez reposée, le jour même ou le lendemain, je lis beaucoup et je surfe sur internet.

 

J’ai toujours voulu créer une ligne de vêtement pour femmes normales ( c’est à dire de taille 46/52). Depuis que je suis au Togo , c’est facile d’avoir plusieurs activités. En plus de mes activités culinaires ,  je conseille les femmes  et les hommes sur le plan vestimentaire et sur le savoir-vivre. Je reçois beaucoup de demandes femmes qui apprécient mon style vestimentaire.

Rencontrez-vous des difficultés particulières dans la gestion de votre entreprise ?

 

Oui oh.Je suis dépensière pour mon travail et pour ma famille  et généreuse dans mes portions,  j’ai toujours peur que le client manque.J’en fait toujours trop et ma marge y passe mais avec le temps j’arrive à équilibrer mais bon ça pourrait être mieux .Je pense que j’y arrive de mieux en mieux au fil des années. Les clients me reprennent, me corrigent car ils ont envie que je survive et que mon commerce dure longtemps , donc ils me conseillent, je suis de mieux en mieux entourée.

La main d’œuvre n’est pas chère mais pas qualifiée , alors je suis obligée de travailler avec des personnes qualifiées et ça a un coup , alors les fins de mois sont encore terribles, mais je reste heureuse de mon choix de vie et pour rien au monde je repartirais vivre en occident. Sauf cas majeur.

Comment arrivez-vous à jongler entre votre vie personnelle ? Des conseils ?

 

Je ne sais pas mais j’y arrive, mes enfants sont élevés pour aider donc j’ai beaucoup d’aide d’eux. J’ai la chance de pouvoir me payer une aide ménagère qui vient 3 fois par semaine. Je la partage avec une amie et le reste du temps les enfants aident beaucoup. J’ai de la chance que mes enfants  m’aident. Je souhaite que mes enfants ne dépendent de personnes pour subvenir à leurs besoins.

 

Ma vie de femme se passe bien. Je me sens bien dans mon corps et dans ma tête alors je suis bien dans mon couple. Ma moitié travaille à la maison et m’aide beaucoup dans mes activités.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées lors de votre parcours de création ? 

 

Sincèrement j’ai eu de la chance pour ma première et ma dernière entreprise. A Tours, je cuisinais pour ma conseillère bancaire donc ça n’a pas été compliqué de la convaincre de me suivre dans l’aventure. Quand je suis arrivée à Lomé, je me suis dans un premier temps associée avec à ma cousine dont j’ai dû me séparer. Je me suis donc retrouvée seule. Cependant , j’ai rencontré des clients formidables , dont certains ont même accepté de payer un an de commande à l’avance. ça m’a aidé.

La Rédaction

redaction@afrocadre.com

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